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Comment fusionner des expositions en bracketing en une photo HDR

Avancé8 minutesMis à jour le

En bref

Dans Lil Cactus, choisissez Fichier puis Fusion HDR…, cliquez sur Ajouter des photographies… et sélectionnez votre bracketing, par exemple des vues à −2, 0 et +2 EV. Lil Cactus lit l’exposition de chaque photo dans ses données d’appareil photo ; laissez l’option Alignez les photographies sur la référence sélectionnée activée, réglez Suppression des images fantômes sur Désactivé pour une scène parfaitement immobile comme l’exemple, cochez la case qui confirme une scène statique et cliquez sur Fusionner en HDR. Choisissez ensuite Image puis Compression tonale vers SDR…, laissez le Point blanc à sa valeur de départ, la valeur la plus lumineuse de la photo, réglez l’Exposition (0,5 EV pour l’exemple) et cliquez sur Créer une copie SDR pour obtenir une photo 16 bits normale.

Une route traversant un canyon de roche rouge au coucher du soleil : dans l’exposition normale seule, le ciel autour du soleil est brûlé en blanc et les parois du canyon sont sombres ; dans le HDR fusionné puis compressé, les nuages autour du soleil et la lueur apparaissent, et les parois sont plus claires
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Durée
8 minutes
Niveau
Avancé
Il vous faut
De 2 à 32 photos de la même scène à des expositions différentes, idéalement prises sur trépied
Formats pris en charge
Bracketing en JPEG, PNG ou TIFF, 8 ou 16 bits, sRGB
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Fichiers d’exemple :−2 EV0 EV+2 EV

Gratuit, sans inscription. Vos photos restent sur votre ordinateur.

Un appareil photo ne capte qu’une plage de luminosité limitée en une seule prise. Visez un coucher de soleil : soit le ciel est brûlé, soit le sol est bouché. Le bracketing consiste à photographier la même scène plusieurs fois à des expositions différentes : une assez sombre pour garder le ciel lumineux, une normale, une assez claire pour ouvrir les ombres.

La fusion HDR les combine en une seule image qui contient toute la plage, enregistrée en valeurs à virgule flottante 32 bits, avec bien plus de dynamique qu’aucun écran ne peut en afficher. La compression tonale ramène ensuite cette plage dans une photo normale, en compressant les hautes lumières en douceur au lieu de les couper.

Fusionner en HDR en six étapes

  1. Prendre ou rassembler votre bracketing

    Utilisez un trépied si possible, et gardez fixes l’ouverture, la sensibilité ISO, le zoom, la balance des blancs et la mise au point ; ne changez que la vitesse d’obturation. Un écart de deux diaphs (EV) est courant : −2, 0, +2. Beaucoup d’appareils le font automatiquement avec le bracketing d’exposition automatique (AEB). Enregistrez des fichiers JPEG, PNG ou TIFF. La fusion HDR ne lit pas directement les fichiers RAW : ouvrez chaque RAW dans Lil Cactus avec des réglages Camera Raw identiques et exportez-le avec Fichier puis Exporter puis TIFF…, qui conserve les 16 bits et les données de l’appareil, vitesse d’obturation comprise.

    Pour suivre les étapes, téléchargez les trois expositions d’exemple en haut de cette page. Elles sont calculées à partir d’une scène construite dont le ciel et le soleil sont bien plus lumineux qu’une seule photo ne peut l’enregistrer, et marquées des vitesses 1/500, 1/125 et 1/30 s : elles se comportent donc comme un bracketing pris sur trépied. La vue à −2 EV garde les nuages autour du soleil que les autres brûlent, et la vue à +2 EV ouvre les ombres, avec moins de bruit que les vues plus sombres.

    Trois expositions de la même route de canyon au coucher du soleil côte à côte : sombre à −2 EV avec les nuages et la lueur du soleil dans le ciel, normale à 0 EV avec un ciel brûlé autour du soleil, et claire à +2 EV avec des parois de canyon claires et un ciel blanc
    Les expositions d’exemple : −2, 0 et +2 EV.
  2. Choisir Fichier › Fusion HDR…

    Inutile d’ouvrir un document d’abord : la commande Fusion HDR… se trouve dans le menu Fichier, juste sous Ouvrir…, et crée un nouveau document.

    Le menu Fichier avec Fusion HDR en surbrillance, sous Nouveau et Ouvrir
    Fichier puis Fusion HDR…
  3. Ajouter les photographies

    Cliquez sur Ajouter des photographies… et sélectionnez toutes les expositions d’un coup. Chacune apparaît sur une ligne avec sa taille et son profil colorimétrique. La colonne EV relatif est remplie à partir de la vitesse d’obturation des données de l’appareil, avec la mention Métadonnées d’obturation : −2, 0 et 2,058894 pour l’exemple (environ 2,06), car 1/30 s, comme les vitesses qu’enregistrent les appareils, est un peu plus de deux diaphs au-dessus de 1/125 s. Si une photo n’a pas de données d’appareil, tapez vous-même son EV ; une valeur positive signifie plus clair.

    L’option Référence désigne la photo sur laquelle tout est aligné ; par défaut, l’exposition du milieu. Si quelque chose a bougé, une personne ou une branche par exemple, choisissez la photo où cet élément est le plus réussi.

    La liste du bracketing de Fusion HDR : trois lignes pour les photos à −2, 0 et +2 EV, chacune avec son nom, sa taille, sRGB incorporé et son EV relatif, avec Ajouter des photographies… entouré
    Les trois expositions, avec l’EV lu à partir de leur vitesse d’obturation. « Ajouter des photographies… » est entouré.
    1. EV relatif, tiré des données de l’appareil
  4. Vérifier les options et cliquer sur Fusionner en HDR

    • Alignez les photographies sur la référence sélectionnée (case activée par défaut) corrige les petits mouvements de l’appareil entre les prises : un bracketing à main levée fonctionne donc aussi. Laissez-la activée.
    • Suppression des images fantômes (par défaut Moyen) utilise la photo de référence partout où quelque chose a bougé : vous n’obtenez ni personnes transparentes ni feuilles dédoublées. Désactivé convient à une scène parfaitement immobile : choisissez Désactivé pour l’exemple, car avec Faible, Moyen ou Élevé, la fusion le refuse faute de détails nets communs en quantité suffisante. Élevé détecte des mouvements plus fins. Changer ce réglage décoche la case de confirmation en dessous.
    • Cochez la case de confirmation (son libellé dépend du choix de suppression des images fantômes) : elle indique à Lil Cactus que la scène est statique et que les photos partagent les mêmes réglages, ce dont la fusion a besoin.

    Cliquez sur Fusionner en HDR. La ligne d’état en bas de la boîte de dialogue nomme chaque étape et affiche son pourcentage ; les trois expositions d’exemple de 1,6 mégapixel prennent environ une minute. À la fin, un message indique 32 bits à virgule flottante · aperçu SDR. Il peut ajouter que certaines couches écrêtées n’ont pas pu être récupérées ; Fichier puis Informations sur le fichier liste les notes de la fusion.

  5. Choisir Image › Compression tonale vers SDR…

    Le document fusionné est en 32 bits à virgule flottante ; la barre d’état indique 32 bits à virgule flottante · aperçu SDR. Ce que vous voyez n’est qu’un aperçu : pour le retoucher et l’exporter comme une photo normale, choisissez Image puis Compression tonale vers SDR…

    • Exposition (de −5 à 5 EV, 0 par défaut) règle la luminosité globale.
    • Point blanc (EV) détermine à partir de quelle luminosité une valeur de la scène devient blanc pur. Il part de la valeur la plus lumineuse de la photo (2,07 pour l’exemple) : les zones les plus lumineuses atteignent donc tout juste le blanc ; une haute lumière très colorée, comme la lueur rouge autour du soleil de l’exemple, peut encore atteindre le maximum dans une couche. L’augmenter compresse davantage les hautes lumières ; le baisser laisse les zones lumineuses se brûler pour un contraste plus franc.

    Pour l’exemple, gardez le Point blanc de départ et montez l’Exposition à 0,5. Cliquez sur 100% au-dessus de l’aperçu pour juger les détails, puis sur Créer une copie SDR.

    Le menu Image ouvert sous la barre de menus, avec Compression tonale vers SDR en surbrillance tout en haut, au-dessus de Mode et Réglages
    Image puis Compression tonale vers SDR…, disponible pour les documents 32 bits.
    Les réglages de Compression tonale vers SDR : Exposition 0,5 EV, entourée, et Point blanc 2,07 EV
    L’exposition montée à 0,5 (entourée), avec le point blanc laissé à sa valeur de départ de 2,07.
  6. Retoucher et exporter la copie SDR

    Créer une copie SDR ouvre un nouveau document sRGB 16 bits, nommé Fusion HDR – SDR, et aussitôt la boîte de dialogue Exporter en PNG : exportez depuis celle-ci, ou cliquez sur Annuler pour retoucher d’abord. Le document HDR reste ouvert. Retouchez la copie comme n’importe quelle photo, avec Courbes ou Développement photographique pour le contraste et les couleurs, puis exportez-la avec Fichier puis Exporter puis JPEG…

    Pour garder les valeurs HDR complètes pour plus tard, enregistrez le document HDR avec Fichier puis Enregistrer sous puis Projet Lil Cactus… (Ctrl+Maj+S ou ⇧⌘S).

    Une portion agrandie du ciel à droite du soleil : des bandes de blanc pur entre les nuages dans l’exposition 0 EV seule, et la texture des nuages partout dans le HDR fusionné
    Le ciel à droite du soleil, agrandi : l’exposition 0 EV seule (à gauche) et le résultat HDR (à droite).
    Une portion agrandie de la paroi du canyon à l’ombre : sombre et terne dans l’exposition seule, plus claire avec une texture de roche plus nette dans le résultat HDR
    La paroi du canyon à l’ombre, agrandie : l’exposition seule (à gauche) et le résultat HDR (à droite).

Vous n’avez qu’une seule photo ?

Une seule photo ne peut pas devenir une vraie image HDR : ce que le capteur a écrêté est perdu. Mais un fichier RAW contient souvent deux ou trois diaphs de dynamique de plus qu’un JPEG. Baissez les Tons clairs et montez les Tons foncés dans Développement photographique, ou utilisez Tons foncés/Tons clairs sur un JPEG, pour un rendu semblable dans les limites de cette photo.

Pourquoi la fusion récupère plus qu’une seule exposition

Chaque exposition enregistre bien une tranche différente de la scène : la sombre le ciel, la claire les ombres. La fusion estime comment les valeurs des pixels de chaque photo correspondent à la luminosité réelle de la scène (la réponse de l’appareil), aligne les prises, puis, pour chaque pixel, pondère chaque photo selon la qualité avec laquelle elle a enregistré ce pixel, en accordant le moins de confiance aux valeurs écrêtées. Elle ne supprime pas le bruit : là où une vue plus sombre contribue, son bruit est repris. Le résultat est un seul ensemble de valeurs de la scène, des parois du canyon à l’ombre jusqu’à la lueur du soleil. La compression tonale fixe d’abord une luminosité globale d’après la moyenne de la photo (décalée par l’Exposition), puis applique une courbe douce qui atténue progressivement les tons clairs vers le point blanc au lieu de les écrêter.

Résoudre les problèmes courants

Images fantômes : personnes transparentes ou feuilles dédoublées

Quelque chose a bougé entre les prises. Essayez un réglage plus fort de Suppression des images fantômes, cochez de nouveau la case de confirmation et choisissez comme Référence la photo où l’élément en mouvement est le plus réussi. Si la fusion refuse alors les photos, voyez le point suivant.

« Ces photos ne contiennent pas assez de détails nets communs pour être combinées »

Lorsque le réglage Suppression des images fantômes est actif, la fusion a besoin de détails nets dans les expositions voisines. Pour une scène immobile, réglez Suppression des images fantômes sur Désactivé ; sinon, ajoutez des expositions intermédiaires, par exemple tous les diaphs au lieu de tous les deux diaphs.

« Fusionner en HDR » reste grisé

Cochez la case de scène statique (et la case Attribuez le sRGB à toutes les entrées sans profil si elle apparaît), et lisez le message sous les options : chaque photo doit avoir un EV relatif, et les photos qui ont des données d’appareil doivent partager la même ouverture, la même sensibilité ISO et la même focale.

« Cette photographie a un profil autre que sRGB »

La fusion HDR travaille en sRGB. Convertissez d’abord chaque exposition en sRGB, par exemple avec Édition puis Convertir en profil… puis Exporter, ou exportez-les en sRGB depuis votre logiciel de développement RAW.

Des contours flous ou dédoublés partout

L’appareil a trop bougé pour que l’alignement fonctionne. Photographiez sur trépied, ou utilisez moins d’expositions, plus rapprochées.

Pour aller plus loin

Si vous venez d’un autre logiciel

Photoshop
Fichier › Automatisation › Fusion HDR Pro… Dans Lil Cactus, la même opération se fait avec Fichier › Fusion HDR…, suivi de Image › Compression tonale vers SDR…

Fusion HDR : questions et réponses

Combien d’expositions faut-il pour un HDR ?

Trois expositions espacées de deux diaphs (−2, 0, +2 EV) suffisent pour la plupart des scènes. Lil Cactus accepte de 2 à 32 expositions ; les scènes très contrastées, comme un intérieur avec une fenêtre, peuvent en demander cinq.

Peut-on fusionner des fichiers RAW en HDR dans Lil Cactus ?

Pas directement. Dans Lil Cactus, ouvrez chaque RAW du bracketing avec des réglages Camera Raw identiques, exportez-le avec Fichier › Exporter › TIFF…, puis ajoutez les TIFF dans Fichier › Fusion HDR… Les TIFF conservent les données de l’appareil : l’EV relatif est donc lu à partir des vitesses d’obturation.

Peut-on exporter un fichier HDR 32 bits depuis Lil Cactus ?

Non. Sur un document 32 bits, Fichier › Exporter › JPEG…, PNG… et les autres formats d’image ouvrent à la place Image › Compression tonale vers SDR…, qui crée une copie 16 bits normale à exporter. Pour garder les valeurs HDR complètes, enregistrez le document avec Fichier › Enregistrer sous › Projet Lil Cactus…

Pourquoi mon HDR fusionné paraît-il gris ?

Un HDR 32 bits contient plus de dynamique qu’un écran n’en affiche, et la compression tonale la resserre. Dans Lil Cactus, baissez le point blanc dans Image › Compression tonale vers SDR… pour plus de contraste, puis affinez la copie SDR avec Courbes.

Mes photos sont-elles envoyées sur un serveur quand je fusionne en HDR dans Lil Cactus ?

Non. La fusion et la compression tonale s’exécutent dans votre navigateur, sur votre propre appareil, et les photos ne sont jamais envoyées à un serveur. Les statistiques facultatives n’incluent jamais d’images ; voir la politique de confidentialité.